Épilation laser, Kobido, madérothérapie : portrait d'une esthéticienne experte et polyvalente
Témoignages - Propos recueilli en juin 2026
C'est une brûlure survenue à 16 ans qui a donné à Angélique le goût des solutions que peuvent apporter la science et la technologie. Aujourd'hui, elle dirige Alyance Vital Beauté (Le Thor, 84), un institut pluridisciplinaire où l'épilation laser cohabite avec des techniques plus naturelles comme le Kobido ou la madérothérapie, et où sa propre expertise se complète à celle de sa collaboratrice spécialisée en minceur. Un parcours marqué par la spécialisation, l'écoute, et une vraie réflexion sur l'évolution du métier.

Angélique, vous êtes aujourd'hui spécialisée en épilation laser : quel a été votre parcours dans les métiers de l'esthétique ?
Ma vocation est née très tôt : à l'âge de 16 ans, j'ai souffert d'une allergie qui a provoqué des brûlures au second degré sur mon visage. C'était très compliqué à vivre, mais ça m'a aussi donné envie d'explorer les solutions que peuvent apporter la science et les technologies. J'ai hésité quelque temps avec le métier de kinésithérapeute, puis je me suis passionnée pour les techniques de l'esthétique, en particulier tout ce qui touche au soin du visage. J'ai donc toujours exercé le métier d'esthéticienne, et à mes débuts, j'ai travaillé tour à tour en open space bar à ongles, en instituts spécialisés, et dans des enseignes plus classiques. Ça m'a permis d'avoir une vision panoramique du secteur avant de prendre la tête de ma propre structure, il y a 4 ans.
Quel est le concept de votre centre de soins, Alyance Vital Beauté ?
Je gère ce centre en collaboration avec Audrey Leroux, qui est spécialisée dans le domaine de la minceur. Pour ma part, je suis spécialisée en soins visage, bien-être et épilation laser. Nous partageons le même calendrier de rendez-vous, ce qui permet aux clientes de l'une de découvrir les prestations proposées par l'autre. C'est intéressant pour notre clientèle, qui apprécie de pouvoir bénéficier d'un soin du visage et d'une séance d'EMS (stimulation électromagnétique) en un seul endroit.
Une offre de soin aussi pointue attire-t-elle un profil de clientèle spécifique ?
Nous ne proposons pas que des soins technologiques : notre offre inclut aussi des prestations plus classiques, comme l'onglerie, la mise en beauté ou l'épilation traditionnelle. Notre clientèle est donc assez hétéroclite, tant en termes de catégorie socioprofessionnelle qu'en termes d'âge : certaines de nos clientes ont plus de 70 ans ! Nous recevons des hommes, des femmes, mais aussi des adolescentes, notamment pour l'épilation à la cire.
Vous vous êtes spécialisée récemment en épilation laser. Comment naviguez-vous parmi les tendances et les innovations en matière d'esthétique ?
Je suis l'actualité du secteur, notamment sur les réseaux, mais aussi en observant ce qui est proposé autour de moi. Certaines tendances passent vite, et les innovations sont nombreuses, mais je me tourne uniquement vers celles qui m'animent vraiment. Je me suis spécialisée en épilation laser parce que ça offre de très beaux résultats et un vrai confort de vie, mais je suis aussi sensible aux approches plus naturelles ! J'aime les techniques qui permettent un contact manuel, comme le Kobido. Récemment, je me suis formée à la madérothérapie, et j'aime beaucoup cette approche : on masse avec des ustensiles en bois de hêtre de différentes formes, pour drainer, détoxifier et remodeler l'ovale du visage.
Une offre de soin riche et innovante implique de bien communiquer auprès de sa clientèle. Comment orientez-vous les personnes que vous accueillez ?
Ma philosophie, c'est avant tout de conseiller chaque personne en restant à l'écoute, sans jugement, mais aussi en tenant compte de ses moyens, et bien sûr en assurant la sécurité des soins. Par exemple, je ne pratique pas le laser avant que les personnes aient atteint la maturité hormonale. Généralement, je conseille d'attendre 23 ans : c'est le seul moyen de garantir l'efficacité des soins sur le long terme, car les fluctuations hormonales perturbent le cycle pilaire. Je suis toujours transparente sur ce point : je ne souhaite pas pousser ma clientèle à la consommation !
Dans le cadre d'une cure, je tiens également compte de la variabilité de l'état d'une personne : notre métier est aussi un métier de confidences, et je n'hésite pas à modifier le programme initial si j'estime que l'état de la personne nécessite, ce jour-là, une approche plus douce.
Comment envisagez-vous l'évolution de votre métier d'esthéticienne dans les années à venir ?
Personnellement, j'espère continuer à pratiquer aussi longtemps que j'aime mon métier ! J'ai l'intention de continuer à faire évoluer mon offre, et j'espère devenir une référence dans ma région !
Plus généralement, je pense qu'il est aujourd'hui indispensable de se spécialiser : de nos jours, l'esthétique offre tellement de possibilités qu'il est devenu impossible de tout maîtriser. On se démarque plus facilement en mettant en avant son domaine d'excellence. Ça implique de se faire confiance, car il faut de l'assurance pour affirmer son expertise. Cela dit, j'ai toujours pensé qu'il fallait creuser là où se logent les peurs : quand on est effrayé par quelque chose qui nous tient à cœur, c'est souvent le signe qu'on se trouve sur le bon chemin… Il faut essayer pour savoir, et ne pas avoir peur de montrer qu'on en a envie !

Dans un prochain article, Angélique Vuillemin nous en dit plus sur la façon dont elle utilise le laser diode dans son établissement et les résultats obtenus sur différents profils de clients - Publication prévue le lundi 21 septembre.