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PORTRAIT

36 ans de métier, un village, trois générations : portrait d'une esthéticienne passionnée à Mazan


Témoignages - Propos recueilli en juillet 2026

À Mazan, dans le Vaucluse, Aygues-Marine n'est pas tout à fait un institut de beauté comme les autres. Maryline Barthelemy y exerce depuis 36 ans et reçoit parfois trois générations d'une même famille. Entre soins visage, techniques d'avant-garde comme le Kobido ou le Gua Sha, et investissements récents dans l'épilation laser et la thermolyse, elle a construit un lieu à son image : chaleureux, exigeant, et profondément ancré dans la vie du village.

vignette portait de la gérante de l'institut Aigue Marine Maryline Barthelemy

Maryline, avez-vous toujours exercé le métier d'esthéticienne, et qu'est-ce qui vous a attirée vers le secteur esthétique ? 

C'était pour moi une véritable vocation : j'ai toujours été attirée par la cosmétique, et j'ai la chance d'exercer le métier de mes rêves depuis déjà 36 ans, à mon compte depuis 33 ans ! 

Êtes-vous spécialisée dans un domaine de soin en particulier ? 

Oui, je suis spécialisée dans les soins visage, et plus globalement dans les techniques d'avant-garde. Récemment, j'ai investi dans un lit hydromassant (un matelas d'eau qui masse la face antérieure du corps, des cervicales jusqu'à la pointe des pieds) ainsi que dans le laser diode et la thermolyse avec EsthéLyse® de Corpoderm. C'est ce qui se fait de mieux en matière d'épilation définitive. 

Quel concept d'institut aviez-vous en tête à l'ouverture, et comment a-t-il évolué depuis ? 

J'ai toujours eu à cœur d'installer une ambiance très familiale : je travaille dans la convivialité et la bonne humeur, je suis toujours à l'écoute, et j'aime qu'on se sente comme chez soi dans mon institut ! Par ailleurs, je suis très attentive à la qualité des soins. Je n'utilise que des cosmétiques français, et j'intègre régulièrement de nouvelles techniques comme le Kobido ou le Gua Sha, une technique de massage issue de la médecine chinoise, qui se pratique avec une pierre. 

Comment vous tenez-vous informée sur les nouvelles tendances et les évolutions du métier ? 

Avant toute chose, j'écoute mes clientes : l'épilation laser, par exemple, c'est elles qui me l'ont demandée ! En parallèle, je participe à des congrès, je lis la presse féminine et les magazines professionnels, et bien sûr je me forme régulièrement à de nouvelles pratiques. 

Travaillez-vous seule, ou en équipe ? 

J'ai longtemps travaillé en équipe : nous étions deux pendant une vingtaine d'années, et même trois pendant trois ans… Mais la vie a poussé mes collègues vers d'autres horizons, et j'ai réalisé que travailler seule me convenait mieux. Ça m'a permis de faire moins de gestion, et de me consacrer davantage aux soins. 

Ça me donne aussi plus de souplesse. Récemment, je me suis blessée au poignet, ce qui m'a obligée à réduire mes horaires, mais il m'arrive aussi de rester plus tard, selon les demandes de mes clientes. Certaines demi-journées sont également réservées aux soins à domicile, car certaines de mes clientes sont aujourd'hui trop âgées pour se déplacer, et je continue à prendre soin d'elles. 

Comment définiriez-vous votre clientèle ? 

Il n'y a pas vraiment de profil type… Mazan est un petit village, et il n'est pas rare que je travaille avec trois générations : grand-mère, fille et petite-fille. On se connaît bien, je suis invitée aux mariages, aux baptêmes… Il y en a qui partent, d'autres qui reviennent, et d'autres encore qui constituent un noyau fidèle. Elles passent me voir, on se dépanne en voisines, je prépare des gâteaux pour Noël, et tous les dix ans, une grande fête est organisée avec la mairie et les autres commerçants. Les liens sont donc très forts, très solides.
En revanche, les habitudes de consommation ont changé, notamment depuis l'épisode COVID : la clientèle est devenue beaucoup plus exigeante, y compris sur la disponibilité, notamment sur la tranche midi-quatorze heures. 

Qu'est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier au quotidien ? 

Je suis une vraie passionnée... j'aime tout faire, à part les faux ongles ! Je préfère les techniques de manucure et pédicure traditionnelles, et surtout j'aime la variété. Je ne fais pas tous les jours la même chose, et c'est ça qui me plaît ! 

D'après vous, qu'est-ce qui fait aujourd'hui le succès d'un institut ? 

Ce n'est pas une question facile, parce que les choses ont beaucoup évolué ces dernières années. J'ai le sentiment que les loisirs et les voyages priment aujourd'hui sur les soins esthétiques, sans doute parce que le pouvoir d'achat diminue. Fidéliser une clientèle, ça demande du temps. J'ai mis sept ans à stabiliser mon activité, et j'imagine que ça reste très compliqué aujourd'hui. Il faut donc s'accrocher, savoir faire acte de présence les jours où le carnet de rendez-vous est vide, communiquer sur les réseaux, et surtout garder le sourire et rester prévenante… À mon sens, c'est vraiment la base pour réussir ! 

portrait de Maryline Barthelemy gérante du centre Aigue Marine
Envie de prolonger la rencontre ?

Dans les articles suivants, Maryline Barthelemy nous en dit plus sur :

  • son expertise en épilation laser - Publication prévue le lundi 19 octobre.
  • sa combinaison de traitements entre le laser et l'épilation haute fréquence poil à poil pour éliminer tous les poils - Publication prévue le lundi 26 octobre.