Exploitation saisonnière de l'épilation laser : sécurité et résultats
Témoignages - Propos recueilli en juin 2026
Dans le Vaucluse, où le soleil ne se cache jamais bien longtemps, Angélique de l'Institut Alyance Vital Beauté a dû adapter sa pratique de l'épilation laser au rythme des saisons. Avec son appareil laser diode, elle traite chaque client au cas par cas, entre précautions médicales, calibrage précis et écoute attentive. Des demi-jambes en deux séances aux cas plus complexes comme le SOPK, elle détaille les résultats obtenus, zone par zone.

Angélique, depuis quand utilisez-vous votre appareil d'épilation laser diode, et à quelle fréquence ?
J'ai intégré l'épilation laser à mon offre de soins il y a un an. Je l'utilise surtout l'hiver, parce que le soleil est souvent de sortie chez nous, dans le Vaucluse, et comme les gens y sont habitués, ils ont tendance à ne pas se protéger. Je préfère donc suspendre l'épilation laser à partir de mai-juin, et je reprends à l'automne, quand le soleil devient moins fort. L'idée, c'est de débuter les cures suffisamment tôt pour avoir terminé avant les beaux jours. Sur cette période, la fréquence d'utilisation varie d'une semaine à l'autre : je dirais que je l'utilise en moyenne deux fois par semaine, parfois en continu sur une même journée.
L'épilation laser fait partie des grandes tendances du moment : faites-vous face à une concurrence importante dans ce domaine ?
La concurrence existe, mais c'est une concurrence indirecte : à proximité, il y a seulement deux personnes qui proposent l'épilation à la lumière pulsée, et il faut faire deux heures de route pour trouver une esthéticienne équipée du même laser que le mien, fourni par Corpoderm. Je crois vraiment qu'il y a du travail pour tout le monde, et que si on travaille bien, le bouche-à-oreille reste la meilleure des publicités. De notre côté, on soigne notre relation avec chaque personne, par exemple en adressant une vidéo personnalisée pour les anniversaires.
Quand une cliente pousse votre porte pour une épilation laser, quelle est généralement sa principale motivation ?
La demande est presque toujours motivée par le confort de ne plus avoir à se préoccuper de la question. Il peut aussi y avoir une problématique plus marquée, mais ça reste ponctuel. La plupart du temps, je connais déjà la personne, ses préoccupations, sa nature de peau… et quand ce n'est pas le cas, je prends bien sûr le temps de la connaître. Avant une cure d'épilation laser, je fais remplir un questionnaire très détaillé, et si j'ai le moindre doute, je demande à la personne de consulter l'avis d'un médecin. Dans ces cas-là, je ne fais même pas de flash test au moment du diagnostic : je préfère attendre, et annuler si le doute persiste. Je suis très précautionneuse : j'insiste systématiquement sur l'importance de ne pas s'exposer au soleil, et je vérifie avant chaque séance la date de la dernière exposition.
Parlons des résultats offerts par le laser : pratiquez-vous les photos avant/après pour valoriser l'efficacité des soins ?
Je n'ai pas du tout ce réflexe ; je préfère préserver l'intimité de mes clientes. De toute façon, elles sont à l'affût : elles repèrent très vite les zones moins denses, en général dès la deuxième séance !
Comment gérez-vous les petits désagréments inhérents au laser, comme le timing à respecter entre chaque séance, ou les rougeurs temporaires qui peuvent apparaître ?
C'est vrai qu'une épilation laser implique certaines contraintes, mais ça n'a rien d'insurmontable, surtout quand on dialogue et qu'on prend le temps d'expliquer comment ça fonctionne. Je commence par expliquer que je ne peux pas annoncer de certitudes, car il y a trop de variables d'une personne à l'autre, et qu'on travaille toujours au cas par cas.
Pendant les séances, je reste très concentrée pour affiner le calibrage : les clientes me disent quand elles ne sentent rien, et j'augmente petit à petit la puissance, jusqu'à trouver le point d'efficacité. Il est indispensable que la personne ressente un picotement, mais il n'est pas non plus question de souffrir : je ne suis pas un bourreau !
En fait, je suis toujours à l'écoute. J'ai eu une cliente qui souhaitait se faire épiler la moustache, mais elle avait été traumatisée par un traitement médical peu de temps avant, et elle a eu peur que le laser ne provoque le déchaussement de ses dents. C'était parfaitement irrationnel, mais j'ai préféré ne pas insister. Plus généralement, je fais du cas par cas : en période de règles, ou quand la personne est particulièrement fatiguée, je m'adapte en douceur.
Quant aux petites rougeurs, ça se gère facilement : personnellement, j'applique toujours une crème apaisante et une crème solaire en fin de séance.
Avec le recul que vous avez, quel est, d'après vous, le profil qui répond le mieux au laser ?
Le profil idéal, c'est bien sûr une pilosité brune sur une peau claire. Là, les résultats sont ultra rapides et impressionnants : je me souviens d'une jeune femme qui souffrait d'un SOPK avec une pilosité très marquée sur le menton. Le laser a déjà produit de très beaux résultats en réduisant la densité pilaire et en affinant le poil. Quand nous aurons terminé, je pourrai l’orienter vers une une collègue qui pratique l'épilation poil à poil afin d’éliminer les poils restants avec. Cette technologie offre une vraie complémentarité avec le laser.
Sur quelles zones corporelles observez-vous les résultats les plus rapides et les plus spectaculaires ?
Indiscutablement sur les demi-jambes : en deux séances, les poils deviennent hyper fins et la densité pilaire réduit drastiquement. Au début, je pensais que ce serait les aisselles, parce que c'est une toute petite zone à traiter, mais ça reste une zone hormonale, et l'utilisation de déodorants complique encore les choses : il est indispensable de nettoyer la zone pour avoir une efficacité optimale, mais les résidus de déodorant sont généralement très tenaces !
Avez-vous en tête l'exemple d'un cas particulièrement rapide à traiter ?
Oui ! Je pense à un monsieur venu pour une épilation du dos : j'ai fait la première séance, et quand il est revenu, il m'a dit : « Je n'ai plus rien, et ce qui pousse ne se voit pas… même moi je les cherche ! » Il était ravi, et moi un peu surprise, je dois dire !
Une fois la cure terminée, sollicitez-vous les retours de votre clientèle ?
Oui, pour être honnête, je leur pose la question encore et encore ! Heureusement, elles sont toujours extrêmement contentes : pour elles, c'est un confort de vie inédit, et pour moi, la satisfaction du travail bien fait !

Retrouvez le portrait d’Angélique et découvrez son centre Alyance Vital Beauté, où deux professionnelles partagent leur savoir-faire et conjuguent leurs expertises complémentaires.