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Avec Toys’Esthetic, Anthony Gendreu fait bouger les lignes… et les redessine !


Témoignages - Propos recueilli en mars 2021

Fin 2017, Anthony Gendreu ouvrait l’institut Toys’Esthetic à Lespinasse dans la périphérie de Toulouse. Aujourd’hui en pleine ascension, ce jeune esthéticien revient sur le parcours qui lui a permis d’exercer ce métier encore trop souvent réservé aux femmes.

Toys'Esthetic institut de beauté à Lespinasse, près de Toulouse

Anthony, on compte encore très peu d’hommes dans le secteur de l’esthétique aujourd’hui. Quel est le parcours qui vous a conduit à exercer ce métier ?

Je me suis toujours intéressé à de nombreux domaines, notamment à la nature et aux animaux, mais l’esthétique a toujours fait partie de mes centres d’intérêt et ce choix s’est imposé naturellement lorsque le moment est venu de choisir mon orientation. J’avais en poche un Bac STAV (Sciences et technologies de l’Agronomie et du Vivant) censé permettre de s’orienter vers le BTS Esthétique Cosmétique… Mais ça n’a pas été si simple ! Quand je me suis présenté, mon inscription a d’abord été refusée : on m’a répondu que j’étais le seul homme inscrit, ce qui rendait impossible la pratique des techniques de soin en binôme car il n’était pas envisageable de créer un binôme mixte !

C’est une situation franchement contrariante… que s’est-il passé ensuite ?

C’était contrariant… et même un brin discriminatoire ! Mais j’ai eu de la chance : il y a eu une autre inscription, et ma candidature a été acceptée. L’ironie du sort a voulu que la personne en question finisse par se désister au dernier moment, mais mon inscription n’a pas été annulée et j’ai pu suivre le cursus.

Vous étiez donc le seul jeune homme de votre promotion ? Comment avez-vous été accueilli ?

J’étais tout seul en effet, mais ça s’est finalement révélé très enrichissant pour tout le monde : quand on y pense, la mixité est forcément intéressante, surtout dans le cadre d’un apprentissage. Pour les filles avec qui j’étudiais, c’était l’occasion de connaitre les spécificités des soins pour homme (avec une pilosité différente, un épiderme différent, etc.), et d’une manière plus globale, ça a aussi permis de faire évoluer les modes de pensée : toute l’école a pu constater qu’il était tout à fait possible, et même souhaitable, de former des hommes à l’esthétique ! L’année suivante, lorsqu’un nouveau jeune homme a voulu s’inscrire en première année, il a été accepté tout de suite et sans condition… Les lignes avaient bougé !  Pour ma part, j’ai donc obtenu mon BTS, et j’ai passé en parallèle un CAP Esthétique, Cosmétique et Parfumerie en candidat libre.

Avez-vous pu commencer à exercer le métier d’esthéticien dès la fin de vos études ?

J’ai commencé très rapidement à travailler dans une chaine de parfumerie très connue, mais seulement avec des contrats courts : je passais d’un magasin à l’autre, en fonction des pics d’activité et des besoins. Comme c’était assez précaire, je travaillais aussi de temps en temps pour la mairie de ma commune (à Lespinasse en banlieue de Toulouse) qui me confiait des petites missions - mais sans rapport aucun avec l’esthétique ! Ça a duré un certain temps, mais j’avais besoin d’un peu plus de stabilité, alors j’ai essayé d’obtenir un CDI auprès de mes 2 employeurs… et contre toute attente c’est la mairie qui a accepté, pas la parfumerie !

Vous deviez être un peu déçu ?

En réalité pas vraiment : comme mon contrat avec la mairie était à temps partiel, j’ai rapidement décidé d’ouvrir mon propre institut. J’avais du temps, un minimum de stabilité assuré, et la possibilité d’aménager un institut chez moi, dans une pièce totalement séparée du reste de la maison, donc c’était tout à fait réalisable. Je suis de nature très indépendante, et j’y ai aussi vu l’occasion de pratiquer mon métier d’esthéticien comme je l’entendais…

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre manière de concevoir le métier d’esthéticien ?

Ça commence déjà avec le style d’institut dans lequel on travaille : j’avais vraiment envie que les gens se sentent à l’aise et bien reçus, et ce quel que soit le type de soin demandé. Pour moi il n’y a pas de petit client. Chez Toys’Esthetic les tarifs sont abordables et l’état d’esprit est plutôt familial. J’accueille des femmes et des hommes, des jeunes comme des personnes âgées, et je propose même des soins à domicile pour les personnes à mobilité réduite. J’ai décoré l’espace de soins avec des couleurs mixtes, en jouant la carte de l’évasion et de la détente, avec l’idée d’offrir à tous un moment de déconnexion. Comme j’ai développé mon activité, en commençant à temps partiel, je travaille uniquement sur rendez-vous. Finalement c’est un plus car je ne reçois qu’une personne à la fois, et je peux accorder une véritable attention à chacun. C’est très important de prendre le temps, et je crois que c’est le meilleur moyen pour développer une clientèle fidèle.

Et comment votre clientèle perçoit-elle le fait que vous soyez un homme ?

Mais très bien (rires) ! Pour commencer, j’affiche clairement ma photo sur mon site et sur les réseaux sociaux, comme ça il n’y a pas de surprise ! Plus sérieusement, on me dit souvent que c’est un véritable plus : certaines femmes me disent qu’elles sont plus à l’aise parce qu’elles se sentent moins observées, jugées ou comparées; d’autres trouvent que mes massages sont plus efficaces. Et puis il y en a aussi qui s’intéressent surtout à la qualité de mon travail : je pratique beaucoup de maquillage semi-permanent. Dans ce domaine, les techniques de soin exigent une véritable maitrise, sans oublier une véritable sensibilité esthétique et artistique… Du côté des hommes, c’est encore différent : je pense qu’ils apprécient le fait d’être accueilli dans un environnement qui ne soit pas exclusivement féminin.

Les hommes sont-ils nombreux à fréquenter votre institut ?

En proportion pas tant que ça : même si les hommes sont de plus en plus soucieux de leur image, ils sont encore assez peu nombreux à oser franchir la porte d’un institut. En revanche, une fois qu’ils ont sauté les pas, ce sont toujours les clients les plus fidèles !

Justement, parlons un peu de votre offre de soins : comment l’avez-vous développée ?

J’ai commencé avec des soins traditionnels : gommage, massage californien ou encore épilation à la cire et soins des mains et des pieds. J’ai toujours été très vigilant sur la qualité des produits cosmétiques que j’utilise, et j’ai rapidement commencé à vendre des produits de soin bio. Je sélectionne ces produits avec une attention particulière : origine locale, qualité des ingrédients, possibilité de recyclage, sans oublier le tarif qui doit rester abordable. Depuis mon offre évolue petit à petit : je suis régulièrement de nouvelles formations pour proposer des nouveautés. Par exemple le rehaussement et l’extension des cils, le micro-blading… et j’ai également investi dans une machine IPL Stella, pour l’épilation à la lumière pulsée

Comment votre clientèle a-t-elle accueilli l’arrivée d’une technologie comme la dépilation à la lumière pulsée ?

Avant d’acheter la machine j’ai fait un petit sondage auprès de ma clientèle, et la curiosité était clairement là. L’accueil a donc été très positif. Et je dois dire que ça m’a aussi permis d’acquérir une nouvelle clientèle. Certaines personnes sont venues spécialement pour ça !

Concrètement, l’investissement dans cet équipement s’est donc avéré positif pour votre activité ?

Ah oui absolument ! Avec Stella, les clients sont plus nombreux, et ils s’intéressent aussi aux autres soins proposés. Ça me permet de proposer des parcours de soins plus conséquents, et d’augmenter sensiblement mon chiffre d’affaire. 

Pensez-vous que vous serez bientôt en mesure d’exercer votre métier d’esthéticien à temps plein ?

Oh, oui ! très bientôt même : je me suis décidé il y a peu de temps et les choses sont déjà en cours ! Je pense que c’est le bon moment. Au début, j’avais une activité en dents de scie, mais aujourd’hui je travaille de manière constante. Et même si l’année 2020 a été compliquée avec le confinement, j’ai réussi à tenir le coup et même à développer mon chiffre… et c’est en grande partie grâce à la fidélité sans faille de ma clientèle. Je me sens donc en confiance, et ça va être un vrai bonheur pour moi de me consacrer à 100% à mon métier d’esthéticien !

C’est une excellente nouvelle, Anthony, et on vous souhaite la plus belle des réussites… Encore merci pour votre témoignage !  

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