Une offre de soin élargie aux personnes handicapées


Témoignages - Propos recueilli en mars 2020

Installé à La Ravoire, près de Chambéry, l’Atelier Beauté est particulièrement prisé pour son joli décor et son jardin fleuri. C’est en effet dans une ancienne grange restaurée que Michelle Audoin exerce son métier d’esthéticienne. Un lieu atypique pour un parcours atypique puisqu’avant de devenir esthéticienne, Michelle a longtemps travaillé en tant qu’éducatrice spécialisée auprès d’adultes handicapés. Très éloignée d’une vision superficielle du métier d’esthéticienne, elle considère les soins esthétiques comme une composante essentielle du bien-être : 

L'Atelier Beauté, institut dans la région de Chambéry

Bonjour Michelle, pourrions-nous revenir sur les circonstances de votre reconversion professionnelle ?

Bien sûr ! Tout a commencé il y a maintenant 11 ans. Je travaillais en tant qu’éducatrice spécialisée, et j’avais constaté que les personnes handicapées n’étaient quasiment pas accompagnées sur la question de leur apparence physique. C’est vraiment regrettable car il est essentiel d’avoir confiance en soi pour s’intégrer socialement, et cette confiance se construit en partie à travers l’image de soi. J’ai donc eu l’idée de mettre en place un atelier d’esthétique et c’est ce qui m’a conduit à suivre une première formation. Au départ, je pensais simplement acquérir les techniques utiles pour cet atelier, mais j’ai été très surprise par la richesse du métier d’esthéticienne…ça m’a très vite passionnée !

Vous avez donc décidé de prendre un virage à 90° et de changer de métier ?

Non, pas du tout ! La plupart des gens ont une image très superficielle du métier d’esthéticienne - et je dois bien avouer que c’était mon cas également ; mais j’ai au contraire découvert un merveilleux métier qui allie un savoir technique quasi artisanal à une grande exigence de finesse dans les relations humaines. C’est un savoir-faire précieux et un métier délicat qui peut réellement aider une personne à s’accepter elle-même. Donc, pour moi, ce n’était pas du tout un virage à 90° mais plutôt une évolution : en me formant pour accompagner les personnes dans la construction d’une image de soi valorisante, je m’inscrivais bel et bien dans la continuité de mon métier d’éducatrice spécialisée.

Vous souhaitiez donc vous spécialiser dans les soins esthétiques auprès des personnes handicapées ?

Oui, au début c’est comme ça que je voyais les choses. D’ailleurs, après avoir obtenu mon diplôme d’esthéticienne j’ai exercé les deux professions en parallèle pendant 6 ans. Mais petit à petit, le métier d’esthéticienne a pris le pas sur le métier d’éducatrice, et je dois dire aussi que j’avais très envie de sortir du statut salarié !

C’est à ce moment-là que vous avez décidé de créer votre propre institut ?

J’ai beaucoup réfléchi avant de sauter le pas… Mais j’ai aussi rapidement compris que pour que mon activité d’esthéticienne soit rentable, il était nécessaire d’élargir ma clientèle. Or, j’avais la chance de disposer d’un local, une grande grange restaurée en maison d’habitation, qui s’est avérée le cadre parfait pour accueillir les gens : c’est super joli, très calme… et aux beaux jours, mes clientes apprécient de pouvoir profiter du jardin, surtout celles qui habitent dans les immeubles en face de chez moi !

Comment vous y êtes-vous prise pour faire connaitre votre institut et développer votre clientèle ?

Comme mon institut n’est pas situé dans une rue passante, je fais beaucoup de publicité dans la presse locale : ça fonctionne plutôt bien ! Et je prévois aussi de me former pour mieux communiquer sur Internet, et en particulier sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, quel est le profil de votre clientèle, et que faites-vous pour la fidéliser ?

Bien sûr, je travaille toujours avec des personnes handicapées, mais j’ai développé en parallèle une clientèle de femmes dont l’âge varie de 40 à 80 ans. J’essaie d’instaurer avec chacune d’entre elle une relation d’exclusivité : il est très rare que j’accueille deux clientes en même temps, je fais en sorte qu’elles n’aient jamais à attendre et je suis très attentive, très présente. Par exemple je reste en cabine pendant les soins, même s’il s’agit d’une séance de pressothérapie pour laquelle ma présence n’est pas indispensable.

Votre offre de soins est assez large, quand avez-vous décidé d’avoir recours aux technologies esthétiques ?

Dès la création de mon institut, j’ai dû répondre à une demande assez conséquente sur les soins d’amincissement – c’est d’ailleurs devenu une spécialité ! Mais lorsqu’on travaille uniquement en manuel, la rentabilité est au ras des pâquerettes : on ne le dit pas assez mais c’est un travail très physique, très fatigant, et personne ne peut pratiquer le drainage lymphatique ou le palper-rouler non-stop… L’appareil de soins par pressothérapie a donc été mon premier investissement. Je suis très curieuse de toutes les innovations esthétiques, et je participe autant que possible aux salons professionnels. C’est comme ça que j’ai rencontré l’équipe Corpoderm et découvert la cryolipolyse, il y a environ 4 ou 5 ans.

Qu’est-ce qui vous a incitée à travailler avec Corpoderm ?

Premièrement, je n’investis jamais dans un équipement si la formation n’est pas incluse dans la vente. Et j’ai trouvé l’équipe Corpoderm très professionnelle. Par la suite j’ai vraiment apprécié leur disponibilité : même une fois la formation terminée, si j’ai une question, je sais que je peux à tout moment solliciter la formatrice. D’ailleurs, j’ai récemment fait l’acquisition d’un nouvel équipement, Diasculpt, qui fonctionne grâce à la photo biostimulation par infrarouge.

Ces technologies sont de plus en plus pointues et innovantes, comment les présentez-vous à vos clientes ?

Il arrive souvent que mes clientes soient déjà bien informées ! Elles passent beaucoup de temps sur Internet pour se renseigner sur telle ou telle technique de soin, et n’hésitent pas à me solliciter sur le sujet. Avec ce type de clientèle, il faut savoir être réactif… Dans tous les cas, je leur explique comment ça fonctionne, et je leur donne le choix en toute transparence. Je leur explique par exemple que l’intensité d’un soin manuel varie inévitablement avec l’état de fatigue du praticien, ce qui n’est évidemment pas le cas avec une machine… La plupart ont la curiosité d’essayer, et l’efficacité des soins suffit quasiment toujours à les convaincre… De toute façon, comme je l’ai expliqué plus haut, l’utilisation d’une machine ne diminue pas la qualité d’écoute et de présence : ces équipements sont des outils très efficaces, et ce qui fait la différence c’est la manière dont on s’en sert !

Aujourd’hui, comment envisagez-vous l’évolution de votre métier et de votre activité ?

Et bien j’ai déjà 64 ans, et même si j’ai envie de continuer à travailler, il faut bien admettre que ma carrière se termine… C’est d’autant plus vrai que ma fille attend son premier enfant, et que je lui ai promis de lever le pied et de me rendre disponible en cas de besoin ! Je pense donc mettre mon institut en vente, ou tout simplement en location : c’est tout à fait possible puisque c’est un bâtiment indépendant, et puis il faut bien que quelqu’un continue à prendre soin de ma clientèle !

Alors quel conseil donneriez-vous à une jeune personne qui souhaiterait s’orienter vers le métier d’esthéticienne ?

Il ne s’agit pas vraiment d’un conseil, mais je pense que j’insisterais beaucoup sur la réalité du métier. Beaucoup de jeunes s’imaginent que le métier d’esthéticienne consiste à maquiller des stars, et ce n’est pas franchement le cas ! Je lui dirais que c’est une profession qui nécessite des qualités humaines très fortes, et aussi une bonne santé car c’est assez fatiguant physiquement. C’est important de savoir où on met les pieds ! Pour finir, je la préviendrai qu’il faut du temps et de la patience pour se faire connaitre, et surtout qu’il est essentiel de continuer à se former pour monter en compétence et rester attractif.

Merci Michelle pour ce témoignage et ces précieux conseils : l’équipe Corpoderm vous souhaite de trouver la personne idéale pour reprendre votre institut !

Photo credit: Gael Varoquaux on Visual hunt

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